Lettres 1

     
                     
   

Le « verbe » est ami, car en lui les valeurs »…

   
                     
 

Permettez-moi de vous appelez « amie » ! C'est un peu votre verbe et ce qui fait ce « verbe » qui m’a incité non seulement à vous écrire mais aussi à vous considérer « amie »… « Si cela existe encore » ? Mais oui ! amie ! Cela existe, non seulement potentiellement mais déjà dans les faits, c'est-à-dire pour ceux qui ont eu la chance de connaître cette complicité intellectuelle et de cœur… Et le fait que vous le dîtes c'est que vous l'avez connu. Sans cette félicité qu'on a eu quelque fois durant notre vie, notre mémoire serait amoindrie. Et ce sont ces moments forts de notre vie qu'on voudrait toujours ressusciter, car ils nous sous-tendent, et pas seulement nous… c'est toute l'humanité qui en dépend. Ce sont ces valeurs qui font le monde, qui maintiennent le monde en équilibre.
  Evidemment,  à notre échelle d' « être » fragile et faible, nous restons fixé sur notre sort, cherchant toujours cette harmonie de vie par laquelle transparaît notre esprit et notre cœur. Et  comme vous dîtes « Femme spirituelle (dans les deux sens du terme), aimerait rencontrer LA personne avec qui partager une complicité intellectuelle et de cœur… », en mettant une majuscule sur « La personne »,  cette personne, vous mettez la barre très haute, car ce n'est pas une personne quelconque que vous recherchez mais une personne en majuscule qui tranche avec les personnes ordinaires. En d'autres termes, amie, c'est vous-mêmes qui êtes en majuscule car vous n'êtes pas quelconque et, précisément en me pardonnant cette parenthèse, ce sont les hommes et les femmes en majuscule qui font le monde, qui orientent le monde…
  Sans eux, c'est tout simplement le chaos et la providence en a fait des élus.  En revenant à nous, à vous et à moi qui vous écrit, je le répète encore ce sont vos mots, votre verbe qui ont retenu mon attention. Je ne sais qui vous êtes bien que votre profil donne déjà un aperçu de vous mais je suis acquis à ce trait que vous avez esquissé « Femme spirituelle, dans les deux sens du terme ».  Pour ce qui me concerne, je suis écrivain en ouvrages scientifiques et en même temps chercheur, mon domaine est l'économie globale et les relations internationales…
  Quant à mon âge, il est à peu près le vôtre, par conséquent, si vous voulez m'écrire, c'est avec plaisir que je vous lirais et peut-être en apprendrais-je beaucoup de vous. Een cas de réponse, j'espère développer avec vous nombre de sujets qui me tiennent à cœur.
Salutations. Hamed        

 

                                        Mardi, 2 décembre 2003.

 

 Cogito ergo Sum

  Quel plaisir de vous lire, cela change de tous les messages laconiques et peu percutants que l'on peut recevoir !
   « Au commencement était le Verbe, et Dieu était avec le verbe 
et  Dieu  était le Verbe »,  et  oui,   votre évocation du Verbe m'a 
réveillé le début de l'évangile de St Jean. Et combien cela est-il vrai ! C'est d'ailleurs toute la différence entre les animaux et l’homme : ce pouvoir de nommer les choses et de ce fait de pouvoir leur donner une existence...
  C'est vrai que je place la barre haute, préférant des échanges féconds et enrichissants à de banals propos. On régresse à force de côtoyer la médiocrité ! Je dis cela sans jugement de valeur, sans méchanceté aucune vis à vis de mes contemporains, je ne me sens pas plus supérieure à autrui, par contre je recherche un alter ego qui a la même soif d'élévation que moi : « l'arbre de la connaissance ».
  Je vous laisse libre choix pour amorcer un sujet qui vous tiendrait particulièrement à cœur et me ferait un plaisir d'en discuter avec vous.
Nathalie

 
                     
         
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